Décembre 2017: pour aller plus loin

Articles , émissions, témoignages de parents et charte sont à découvrir sur le site surexpositionecrans.org

Semaine du 6 au 10 décembre 2017 Les écrans et mon enfant : parlons en dans les Vosges organisée par le syndicat des orthophonistes des Vosges

 

Septembre 2017

Le Collectif Surexposition aux écrans – COSE – a crée son site

L’association Cogi’Act en est membre fondateur , représentée par Lydie Morel. Sont également fondateurs: Bruno Harlé , pédospychiatre, Sabine Duflo, psychologue, Carole Vanhoutte, Elsa job, orthophonistes, Anne-Lise Ducanda, médecin PMI, Sylvie Osika, Eric Osika, pédiatres, Loys Monod, professeur de lettres, Jérôme Gaillard, professeur et formateur.

émission à écouter: RFI 25/09/2017

Article paru dans le Figaro le 25 juillet 2017 à afficher dans les cabinets et écoles..

Pour se tenir au courant des différentes rencontres qui se dont déroulées suite à la publication du 31 mai (ci-dessous), cliquez sur sabineduflo.fr

ou sur http://www.alertecran.org/

Mai 2017

« La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique » LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 31.05.2017 à 06h43 • Mis à jour le 31.05.2017 à 10h05 | Par Collectif

TRIBUNE. Nous, professionnels de la santé et de la petite enfance, souhaitons alerter l’opinion publique des graves effets d’une exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans : smartphone, tablette, ordinateur, console, télévision.

Nous recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à 3 ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs. La gravité de ces troubles nous conduit à réinterroger les éléments déjà exposés dans des articles précédents.

Captés ou sans cesse interrompus par les écrans, parents et bébé ne peuvent plus assez se regarder et construire leur relation. Les explorations du bébé avec les objets qui l’entourent, soutenues par les parents, sont bloquées ou perturbées, ce qui empêche le cerveau de l’enfant de se développer de façon normale.

Ces deux mécanismes – captation de l’attention involontaire et temps volé aux activités exploratoires – expliquent à eux seuls les retards de langage et de développement, présents chez des enfants en dehors de toute déficience neurologique.

Désorganisations du comportement

Mais comment comprendre les troubles plus graves que nous observons chez ces enfants prés entant des s ym ptôm es très s em blables aux troubles du s pectre autis tique (TSA) ?

Des absences totales de langage à 4 ans, des troubles attentionnels prégnants : l’enfant ne réagit pas quand on l’appelle, n’est pas capable d’orienter son regard vers l’adulte ni de maintenir son regard orienté vers l’objet qu’on lui tend hormis le portable.

Des troubles relationnels : l’enfant ne sait pas entrer en contact avec les autres. Au lieu de cela, il les tape, lèche, renifle… A ces désorganisations du comportement s’adjoignent parfois des stéréotypies gestuelles et, enfin, une intolérance marquée à la frustration surtout lorsqu’on enlève « son » écran à l’enfant.

L’ENFANT EST EN CONTACT PERMANENT AVEC LES ÉCRANS : DE FAÇON DIRECTE OU INDIRECTE LORSQUE LE PARENT REGARDE SON PORTABLE MAIS NE REGARDE PLUS SON ENFANT

Lorsque nous interrogeons les parents, nous découvrons trop souvent la place centrale des écrans dans la famille. L’enfant est en contact permanent avec les écrans : de façon directe ou indirecte, quand un écran est allumé dans la pièce où l’enfant se trouve, ou lorsque le parent regarde son portable mais ne regarde plus son enfant.

Que s’est-il passé qui conduise à un tableau si grave ? Une expérience cruciale en psychologie, celle du « Still Face » menée par le docteur Edward Tronick en 1975 aux Etats-Unis, peut nous aider.

Des bébés d’environ 1 an communiquent avec leur parent (échanges de sourire, pointage, babillage mélodieux…). Puis on demande à ce dernier de se détourner de l’enfant et de revenir vers lui en lui présentant un visage sans expression émotionnelle pendant deux minutes. D’abord le bébé tente de relancer son parent avec des sourires orientés, des babillages modulés, un pointage pour partager une émotion. Sans réponse du parent, il cherche à s’éloigner, à fuir ce qui est source de stress. Enfin il se désorganise : il émet des sons stridents, se jette en arrière, perd le contrôle de ses gestes. Il éprouve un état de stress intense. En prolongeant l’expérience, on verrait très probablement le bébé se replier sur des gestes d’autostimulation, adopter un regard errant et ne plus répondre aux sollicitations humaines, trop stressantes car irrégulières.

Nous faisons l’hypothèse que des enfants de moins de 4 ans, présentant des symptômes proches des TSA, vivent depuis leur naissance des expériences de « Still Face » répétées par manque de stimulation et d’échanges humains suffisamment continus.

Un bébé pour lequel ne s’est pas constitué l’accordage primaire avec son parent, grâce auquel se synchronisent les regards, la voix et les gestes, ne peut se développer de façon normale. Il ne peut accéder à une conscience de soi et développer un langage humain de communication et d’échange avec l’adulte.

Lorsque nous demandons aux parents de retirer les écrans, nous observons des redémarrages : davantage de regards adressés, un temps d’attention prolongé, des échanges de sourires, un besoin de jouer, davantage de curiosité, un développement du langage.

Retard grave de développement

La surexposition aux écrans est pour nous une des causes de retard grave de développement sur laquelle nous pouvons agir de façon efficace.

Ces symptômes ont un coût pour la société qu’il est urgent d’évaluer. Aujourd’hui, ces enfants sont adressés systématiquement pour un bilan hospitalier puis pour une prise en charge multidisciplinaire et entrent dans le champ du handicap.

La première intention de tout professionnel de l’enfance devrait être de poser la question de l’exposition aux écrans.

Ce problème doit être un enjeu de santé publique.

Notre expérience de terrain nous montre que ce fait concerne tous les enfants quel que soit le milieu social dont ils sont issus, leur origine culturelle. Le même phénomène est observé dans tous les autres pays avec des campagnes de prévention déjà en cours. En Allemagne, elles ont lieu dans les crèches pour inciter les parents à regarder leur bébé ; à Taïwan, des amendes de 1 400 euros peuvent être imposées à un parent qui laisse son enfant de moins de 2 ans devant les écrans .

Afin de prévenir ces graves retards du développem ent chez les bébés et les jeunes enfants , nous demandons que des campagnes nationales issues des observations et des recommandations des professionnels du terrain, sans conflit d’intérêts – c’est-à-dire qui ne soient pas liés à l’industrie du numérique et de l’audiovisuel ou aient pu être rémunérés de façon directe ou indirecte par cette industrie – soient menées en France et diffusées dans tous les lieux de la petite enfance.

Nous demandons aussi que des recherches indépendantes soient menées par des professionnels du terrain, en coopération avec des chercheurs libres de tout conflit d’intérêts, dans tous les lieux publics de consultation de la petite enfance.

Les signataires: Dr Anne Lise Ducanda et Dr Isabelle T errasse, médecins de PMI (protection maternelle infantile) au Conseil départemental de l’Essonne ; Sabine Duflo, psychologue et thérapeute familiale en pédopsychiatrie (CMP, EPS Ville-Evrard) ; Elsa Job-Pigeard et Carole Vanhoutte, orthophonistes (Val-de-Marne) cofondatrices de « Joue, pense, parle » ; Lydie Morel, orthophoniste, cofondatrice de Cogi’Act (Meurthe-et- Moselle) ; Dr Sylvie Dieu Osika, pédiatre à l’hôpital Jean Verdier de Bondy et Eric Osika, pédiatre à l’hôpital Ste Camille de Bry-sur-Marne ; Anne Lefebvre, psychologue clinicienne en pédopsychiatrie (CMP enfants et CMP adolescents, CHI 94) ; ALERT E (Association pour l’éducation à la réduction du temps écran, Dr Christian Zix, neuropédiatre, directeur médical du CAMSP de St-Avold (Moselle) ; Dr Lise Barthélémy, pédopsychiatre à Montpellier.

Quelles répercussions sur les media ?

Interview de plusieurs professionnels de ce collectif sur France Inter mercredi 31 mai , France 5 mercredi 31 mai, France Culture jeudi 1 juin, France Inter émission le téléphone sonne mardi 6 juin….

 Avril…Anne-Lise Ducanda, pédiatre a réalisé un deuxième film de 9 mn à destination des parents : les écrans :  un danger pour les bébés et les jeunes enfants https://youtu.be/i4cBPlUj0rk

et encore une alerte très intéressante concernant les effets de la surexposition aux écrans..

de la part de médecins de PMI , nous nous y retrouvons assurément…

http://www.gynger.fr/ecrans-et-autisme-un-medecin-de-pmi-lance-lalerte/

Et toujours côté info écran… Association pour l’Education à la Réduction du Temps Ecran. Site développé par Sabine Duflo , psychologue, à l’origine de la méthode des 4 PAS, pour accéder à l’affiche et à diverses info: http://www.alertecran.org/

ET Oh oh pas rigolo les résultats des petits français en maths: rapport TIMSS: Enquête internationale menée par l’IEA qui mesure le niveau de compétences en maths et sciences à trois niveaux, dont celui du Cm1 où la France concourt avec 48 autres pays. En fin de CM1, le score des jeunes français est de 488 en maths et 487 en sciences. La France se situe nettement en dessous de la moyenne des 49 pays participants qui est de 500 points et en dessous de la moyenne européenne qui est de 527 points en maths et 525 en sciences. Ils sont aussi en dessous de la moyenne Ocde : 528 et 527. Ce bas niveau est général. Seulement 23% des élèves français ont un bon niveau en maths contre 48% des européens et 42% de tous les participants.  En sciences c’est respectivement 22, 45 et 46%. Avec ces résultats la France se retrouve 22ème sur 22 en Europe.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/11/30112016Article636160871087196496.aspx
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/11/30112016Article636160871077821556.aspx

 

Des liens pour conforter le travail d’information de l’orthophoniste à propos de la nocivité des écrans..

http://www.yapaka.be/campagne/video-pour-developper-ses-5-sens-pas-decran-avant-3-ans

http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/479938/une-etude-confirme-les-mefaits-d-une-ecoute-excessive-de-la-television-en-bas-age

et un court film d’animation qui peut être un appui pour discuter avec les enfants et les parents ; film réalisé par Sabine Duflo grâce à l’aide des studio Sonacom. Ce film traite de façon simple les effets d’un trop plein d’écrans dans la vie d’un petit enfant d’aujourd’hui et les solutions simples qui peuvent être prises pour lui permettre de mieux grandir.

https://www.youtube.com/watch?v=chzBRaQUzTA

 

 

 

 



au printemps

En attendant beaucoup d’articles et de documents sont parus depuis qqs semaines et nous nous en faisons l’écho …Voici donc un certain nombre de documents pouvant être des appuis pour informer, sensibiliser, alerter les patients , les parents et les voisins !!

1.     Un article paru dans la revue de santé scolaire et universitaire. Mars-Avril 2016. numéro 38. Co-Rédigé par Sabine Duflo, Bruno Harlé, Emmanuelle Deschamps et Loys Bonod : Usage intensif des écrans et performances scolaire

La consommation excessive de médias à écrans est négativement corrélée aux performances scolaires. Les mécanismes sont nombreux. Médecins de l’Éducation nationale, psychologues scolaires et enseignants ont besoin de repères afin d’apporter des conseils pratiques dans les échanges avec les parents des élèves pouvant en bénéficier. Publié par Elsevier Masson SAS . Les objets numériques à écran sont l’une des modifications majeures de notre environnement, et en particulier de celui des enfants. Comme pour la télévision, nul besoin de démontrerleur fort pouvoir attractif : chacun d’entre nous en fait l’expérience. Si aujourd’hui, plus personne ne cherche à prêter à la télévision d’immenses vertus pédagogiques, il en va bien différemment des ordinateurs. Pourtant, une grande partie de la littérature scientifique est convergente avec ce que nous savions des effets de la télévision [1].

2.     Carole Vanhoutte, Elsa Job-Pigeard, orthophonistes et formatrices associées Cogi’Act développent des alertes régulièrement en voici deux :

– un écrit-alerte dans la revue Gynger en décrivant des vignettes d’enfants en grandes difficultés.

– une présentation du livre de Neil Postman « Se distraire à en mourir » , préface de Michel Rocard; Réédition Editions Pluriel, 2011

C’est un classique de l’étude de l’impact des médias sur la société. Refusant les thèses de la manipulation, il montre que pour l’essentiel les médias agissent moins en fonction des contenus qu’ils transmettent qu’à travers la forme de cette transmission : celle de programmes qui visent essentiellement le divertissement. Rappelant que la construction de l’espace public démocratique fut étroitement liée à la diffusion de l’écrit, il montre comment la concurrence que lui fait le divertissement audiovisuel ruine progressivement cet espace public de discussion au profit d’un espace public voué à la distraction, où tout se vaut. Dans le même temps où l’enfance se voit dénier son insouciance et la liberté de s’amuser, les adultes sont traités comme des enfants et priés de se divertir sans rien prendre au sérieux. Ces analyses invitent à réfléchir sur la responsabilité qui est la nôtre dans ce que Michel Rocard, dans sa préface, appelle un combat de civilisation.

3. Le journal local L’est Républicain s’est fait relais de l’intervention de Léa Sivel, étudiante en orthophonie à Nancy ( mémoire sous la direction de Lydie Morel) auprès de parents à propos de la nocivité des écrans. Son mémoire consiste à développer et évaluer une méthodologie de prévention secondaire.

4.      Alertons les parents !

Intervention de Joël MONZEE : explosion des TDAH et surexposition aux écrans.

Cette conférence aborde les conditions psychologiques et les mécanismes physiologiques qui contribuent à ce qu’un enfant ou un adolescent se développe sur le plan affectif d’une manière saine et sereine. L’usage des écrans induit l’impression que le monde est dangereux, qu’il faut combattre pour survivre. Les jeux vidéos et films violents affectent le cerveau et conditionne celui-ci à affronter le « grand-méchant monde ». Les risques pour la santé physique des personnes ont été évalués, y compris chez les adultes. Culpabiliser les parents ou les jeunes n’est d’aucun secours. La technologie fait partie de la vie moderne. La compréhension de ses effets sur le cerveau permet aux parents ou intervenants de faire des choix cohérents en regard de l’éducation des enfants et des adolescents.

A PROPOS DE CETTE PROBLÉMATIQUE du TDAH, LE dernier numéro de la revue  SCIENCES  PSY de mars 2016 propose un dossier bien documenté.
5. Les jeunes parlent aux adultes : Ce film peut être appui pour une discussion avec des adolescentss et leurs parents. Dasn cette vidéo présentant l’exposé «   La dépendance électronique chez les jeunes explorée par les députés-adolescents au Québec : 1 jeune sur 5 passe plus de temps sur les écrans qu’à l’école…

6.      Violence, guerre et jeux vidéo / réalisation, Roger Sorkin. Collaborateur(s): Sorkin, Roger. Éditeur(s) : Westmount : Mundovision, 2015.Description(s) : 1 DVD (43 min) : son., coul.

Résumé : Pendant des années, les débats ont fait rage sur la relation entre la violence des jeux vidéo et la violence dans le monde réel. Mais trop souvent, ces débats sont descendus dans des arguments prévisibles et trop simplistes quant à savoir si les gens imitent violence dans les médias. Ce documentaire est le premier film qui prend la conversation à un nouveau niveau en fournissant le compte le plus clair des dernières recherches et plutôt que de demander si les gens imitent la violence qu’ils rencontrent dans les jeux vidéo, il explore l’impact des jeux violents sur les attitudes culturelles. Le film examine la longue collaboration de l’industrie du jeu avec les industries militaires américaines ainsi que celles des armes à feu et examine avec efficacité les jeux eux-mêmes—comme le genre très populaire du « tir à la première personne ». S’appuyant sur les connaissances d’experts des médias, d’analystes militaires, d’anciens combattants et les joueurs eux-mêmes, « violence, guerre et jeux vidéo » montre à quel point une forte exposition aux jeux vidéo violents peut renforcer et idéaliser des idées régressives sur la masculinité et le militarisme et à normaliser la violence comme un moyen de la résolution des conflits. Le résultat est une prise en temps opportun et lucide sur l’impact culturel d’une industrie qui génère plus de ventes que l’industrie du cinéma, en offrant aux personnes de tous âges une expérience immersive, interactive et très divertissante de première main des massacres et de la guerre.


eh eh c’est le mois de février! 2016!

à découvrir des chemins de vie d’humains : http://www.lesinrocks.com/2015/01/28/medias/les-pieds-sur-scene-des-vies-face-lextreme-11551005/

Seuls sur scène, ils ont l’allure de vrais comédiens, tant leur diction est parfaite, tant leur corps est tenu, tant leurs récits semblent empreints d’une singulière intensité. L’intensité de leur propre existence, des souvenirs qui traversent leur vie présente. Sept personnes inconnues du public ont accepté de relever le défi que leur a lancé Sonia Kronlund, productrice de l’émission de France Culture, Les Pieds sur terre : évoquer en dix minutes un moment de leur vie “A la limite de l’extrême”, titre de  cette émission spéciale.

Comme dans la collection de brefs récits créée récemment par Pierre Rosanvallon, “Raconter la vie”, Les Pieds sur scène offrent une coupe transversale et renversante de notre monde social. Un monde tramé de rapports de domination, de moments d’étrangeté, d’instants éphémères qu’on voudrait oublier si la mécanique de la mémoire ne les transformait en expériences à dire, à redire, pour apaiser les traces des brûlures invisibles. Entre pur document et œuvre de création (par la mise en scène de son propre récit), cette formidable émission de radio invente une musique à part, dissonante dans son approche du verbe, éclairante dans son approche de la vie.

et Toujours dans la résistance concernant les effets de la surexposition aux écrans…à entendre la conférence de Sabine Duflo :http://www.ciclic.fr/actualites/l-enfant-l-adolescent-et-les-ecrans

sur YAPAKA [Vidéo] La violence des jeunes et le travail de symbolisation
Un entretien avec Jean-Pierre Lebrun, psychiatre et psychanalyste.(05:04)

L’ouvrage de Sherry Temple, anthropologue et psychologue, est traduit: Seuls ensemble: de plus en plus de technologies de moins en moins de relations humaines? éd, l’échappée 2015. comment nous nous coupons de ce qui est au fondement de toute relation humaine: l’altérité et sa part d’imprévisibilité, de risques et de plaisirs, à jamais inaccessibles à des systèmes informatiques.

Un ouvrage plaidoyer pour maintenir la lecture sur du papier.. L’assassinat des livres par ceux qui oeuvrent à la dématérialisation du monde, éd l’échappée, 2015; à compléter avec l’ouvrage de Roberto Casati, philosophe, directeur de recherches au CNRS,  déjà présenté ici: contre le colonialisme numérique, éd Albin Michel, 2013

- Les chants mêlés de la terre et de l’Humanité de Jean-Claude Ameisen , président du comité consultatif national d’éthique et auteur de l’émission  » Sur les épaules de Darwin », avec Nicolas Truong, journaliste , éd le Monde/L’aube, 2015

Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé, éd, Delcourt, 2014

Pour les enfants:

- J’atteste contre la barbarie Abdellatif Laâbi , éd. rue du Monde 2015

- On n’est pas si différents: Claire Cantais et Sandra Kollender , éd. la ville qui brûle, 2015

les billes font la course de Frédérique Bertrand et Michaël Leblond, éd. Rouergue, 2015

un ballon sous la pluie par Liniers, éd. la pastèque, 2015, bande dessinée à partir de 6 ans

des fourmis dans les jambes: petite biographie de Nicolas Bouvier par Ingrid Thobois et Géraldine Alibeu, éd. la joie de lire , à partir de 5 ans

L’amie de Sarah Stewart et David Small éd. des éléphants 2015 à partir de 6 ans

Papy il neige de Sam Usher éd. Little Urban à partir de 3 ans

Yasuke de Frédéric Marais , éd les fourmis rouges, 2015 à partir de 4 ans

 


 

Fin 2015: Notons ..  l’exposition « Une histoire, encore ! » 50 ans de création à l’école des loisirs – du 1er octobre 2015 au 7 février 2016 au Musée des Arts Décoratifs à Paris

Eh Eh quelques vacances pour lire avec les enfants ou puisqu’on est grand… Semons l’envie de prendre soin de soi par la lecture…

Contes de Grimm de Philip Pullman, illustrations Shaun Tan, trad. Jean Esch ; Gallimard. Parution : 2014 : 496 pages de merveille !

Pour les petits : 0 à 3 ans ou 5 ans

Pinicho Oinichba de Dedieu, Seuil, 2015 : une comptine dynamisée graphiquement

Mimi et le dragon des montagnes de Michael Morpugo, Helen Stephens, Gallimard Jeunesse, 2015 : une histoire à lire seul ou à voix haute

C’est Papa qui découpe de Pierrick Bisinski, Loulou&Cie, 2015 : coupe coupe .. surprise quand on assemble !

Elle de Malika Doray, Ecole des Loisrs 2015 : qui s’occupe bien d’elle ?

Mon vélo de Byron Barton, Ecole des Loisirs, 2015

Gros boudeur de Emile Jadoul, Ecole des Loisirs, 2015 : comme tous les Léon ils sont à découvrir !

Pourquoi ça n’avance pas ? de Tomoko Ohmura, Ecole des Loisirs, 2015

Pour les 5- 7ans :

L’affreux moche Salétouflaire et les Ouloums-Pim de Claude Ponti, Ecole des loisirs, 2015 : fabrication de machines et de robots pour tout voir et tout savoir….

La chasse au loup de Sally Grindley, Pastel, 2015

Il était une fois l’Alphabet de Oliver jeffers, Laléidoscope, 2015

Pezzetino de Léo Lionni, Ecole des Loissirs, 1997

Pour les 7-10 ans

J’ai peur de savoir lire de Olivier de Solminhac, Mouche, 2015

La voilère dorée de Anne Castagnoli, pastel, 2015

Super JC de jean Leroy, Mouche, 2015

Pour les plus grands : 9-12 ans

Babyfaces de Marie Desplechin, Ecole des Loisirs, 2010

Gabbin de Aurélien Loncke, 2015

La vie volée de Becca Pie de Alice Butaud, Mouche, 2015

Côté : on a le nez , les yeux …dessus…sur les écrans

SUR-FAKE              YAPAKA

NEUROSCIENCESFICTIONS:  un site pour recueillir de l’info, des références en matière d’écrans…

Et les orthophonistes voient arriver de plus en plus d’enfants souffrant de troubles des habiletés émotionnelles ? et des difficultés d’attention à l’autre ? oh oh oh !!!!

Deux ouvrages intéressants, l’un de Sherry TURKLE « Alone Together » Psychologue et professeur au MIT et l’autre «  démence digitale » de Manfred Spitzer, neuroscientifique allemand.

Quelques notes qui présentent l’ouvrage de Sherry TURKLE : «  seul ensemble »

« Les relations humaines sont nettoyées avec la technologie ; on peut retoucher sa voix, sa chair, son visage, son corps…elle souligne la confusion entre être en connexion et être en conversation… Or être en conversation c’est s’inscrire dans un dialogue…Lissage des modalités telles l’intonation, le regard, les gestes. ces modalités ne sont pas en négociation lors de l’échange or c’est ce qui constitue une partie de notre travail d ‘humain : garder l’interrelation ; être en interlocution ; se soucier de l’autre dans ces moments d’interlocution ; appréhender nos propos autrement en tenant compte de l’autre. En face à face la conversation a un rythme particulier, elle se déroule lentement, nous exerçons notre patience. Sur les appareils numériques nous apprenons des habitudes différentes. Nous attendons des réponses de plus en plus rapides et pour cela nous posons de plus en plus de questions simples, nous nivelons par la bas…Pas de place pour l’auto-réflexion qui se poursuit inévitablement dans la discussion/conversation. »

A propos de l’ouvrage «  démence digitale » de Manfred Spitzer, neuroscientifique allemand. spécialiste en neurologie et directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, les notes suivantes proviennent de l’article de Rudolf Hänsel, Journaliste

Dans son nouveau livre, le neurobiologiste Manfred Spitzer a fait un résumé compréhensible des connaissances scientifiques actuelles sur ce thème, il les a complétées par des résultats de recherches physiologiques sur le cerveau et il a alarmé publiquement avec sa mise en garde que l’utilisation trop fréquente des médias électroniques peut faire perdre la raison, à nous et à nos enfants.

La technique informatique moderne, d’après Spitzer, «conduit à la pensée superficielle, elle détourne l’attention et a en plus des effets secondaires indésirables, qui vont de simples troubles jusqu’à la pornographie enfantine et la violence». (p. 95) «Evitez les médias digitaux. Ils rendent, comme cela a été démontré ici maintes fois, réellement obèse, bête, agressif, solitaire, malade et malheureux. Restreignez la dose pour les enfants, car c’est la seule chose qui, et c’est prouvé, donne un effet positif. Chaque jour qu’un enfant passe sans médias digitaux représente du temps gagné.» (p. 325) Et il complète: «Pour toute notre société est valable ce qui suit. Nous n’avons rien que les têtes de la prochaine génération pour maintenir notre bien-être et notre culture. Arrêtons de les remplir de déchets!» (p. 326)
«Celui qui préconise la mise à disposition des médias digitaux dans les écoles avec des deniers publics», c’est son exigence, «devra d’abord apporter la preuve d’effets positifs.» (p. 94)
L’éducation, c’est la conclusion de Spitzer, est le facteur le plus important pour la santé d’un être humain. (p. 61) Et la base d’un apprentissage durant toute la vie se pose au temps de l’enfance. Pour cette raison, les écoles devraient soigner une bonne éducation, et, au lieu d’investir dans des laptops, prendre soin d’avoir de bons enseignants, car l’éducation a besoin de personnes avec lesquelles une bonne relation peut être construite.
Ce qui est valable pour les écoles est aussi valable, d’après lui, pour les jardins d’enfants. Dans ces deux endroits, ordinateurs et Internet n’ont rien à faire. «Celui qui voudrait que les enfants deviennent des mathématiciens ou des spécialistes en technique informatique» dit Spitzer, «devra organiser des jeux pour les doigts au lieu de mettre des laptops dans les jardins d’enfants. Et celui qui prend au sérieux la langue écrite devrait plutôt plaider en faveur des crayons au lieu des claviers.» (p. 184) …«En 2020, les cerveaux des teenagers et des jeunes adultes exerçant le multitasking [exercer plusieurs activités en même temps, R.H.] seront ‹connectés› autrement que les cerveaux des personnes de plus de 35 ans, et cela aura en tout des effets graves et tristes. Ils ne peuvent plus mémoriser, utilisent la majeure partie de leur énergie pour échanger des informations sociales brèves, cela par le divertissement et suite à la distraction d’une vraie occupation profonde avec les êtres humains et les connaissances. Ils n’ont pas la capacité de réflexion fondamentale, et pas non plus celle de nouer des contacts avec une vraie communauté. Ils dépendent surtout de manière malsaine d’Internet et des appareils mobiles, juste pour pouvoir seulement fonctionner. En somme, les changements de comportement et de la pensée conduisent, chez les jeunes gens en général, à des effets négatifs.»  Nos adolescents, dit Spitzer, passent tous les jours deux fois le temps de l’ensemble de leurs cours d’école devant les médias. Mais ce ne sont pas seulement les adolescents qui dépendent des médias. Spitzer renvoie au résultat d’un sondage de 2007 effectué parmi 729 mères. D’après ce sondage, déjà à l’époque «13% des enfants en dessous d’un an, 20% des enfants d’un an, 60% des enfants de deux ans et 89% des enfants de trois ans avaient le droit de regarder la télévision» (p. 139). Le résultat d’une recherche de Spitzer lui-même est également incroyable: En Allemagne, «à 22 heures, ce sont encore 800 000 enfants d’âge préscolaire qui regardent la télévision, à 23 heures ce sont encore 200 000 et même à minuit ce sont encore 50 000 enfants en dessous de 6 ans». (p. 139) Les enfants imitent justement ce que leurs parents leur montrent, résume Spitzer.

«Les têtes d’enfants ont besoin de calme», exige aujourd’hui le chercheur américain sur les ordinateurs et «pionnier du World-Wide-Web», David Gelernter après un travail de recherche pendant des décennies avec Internet.3 Déjà en 2004, le pédiatre américain Dimitri Christakis et ses collaborateurs montrent «que la consommation de télévision dès la petite enfance conduit à la manifestation de troubles de l’attention plus fréquents (c’est-à-dire une perte de contrôle de soi-même) à l’âge scolaire». (p. 249) Une étude publiée en automne 2011 dans la revue spécialisée en pédiatrie, Pediatrics, confirme ce rapport. (p. 249 sq.) Spitzer trouve honteux que la science n’ait pu confirmer qu’en 2011 ce que les parents et les grands-parents savaient depuis longtemps: Que les enfants, après avoir regardé des BD pendant des heures à la chaîne pour enfants – p.ex. le dimanche matin – ne sont plus bons à rien parce qu’ils sont «tout fous». (p. 250 sq.)
De même, le «multitasking», exercice de plusieurs activités en même temps, c’est-à-dire l’utilisation de plusieurs médias et, lié à cela, l’exercice de plusieurs tâches, conduit, d’après Spitzer, à une attention troublée et à l’entraînement actif à la superficialité et à l’inefficacité. (pp. 222–235)…«Le retrait social et des angoisses en sont souvent les effets secondaires» dit Spitzer, «c’est une spirale vers le bas qui se forme et à la fin, on ne trouve pas seulement la dépression et l’isolation sociale, mais aussi beaucoup de maladies corporelles, par exemple du système cardiaque, de l’appareil locomoteur (manque de mouvement, position assise fausse) jusqu’à la démence.» (p. 272) Comme les enfants et les adolescents «dans ce pays passent tous les jours la plus grande partie de leur temps réveillé avec des médias, il faut réfléchir aux dommages corporels et intellectuels de longue durée à en attendre» (p. 273)

Nombre de parents exposent leurs enfants à des stimulations qui ne seraient pas acceptées pour un protocole de recherche sur des enfants (car considérées comme trop en décalage pour l’âge) video de Bernard Harlé, pédopsychiatre

 


13 novembre 2015….Aux questions des patients…voici des liens intéressants:

Astrapi;   le site du café pédagogique: L’expresso du 15 novembre 

Le petit Quotidien

13 novembre 2015…Paris       « Chaque enfant, balbutiant ses premiers mots, célèbre le projet de l’homme d’imposer par le verbe sa pensée au monde. Créateur bien plus qu’imitateur, découvreur plutôt que suiveur, il construit sa langue et ne reproduit pas servilement celle des autres …

Bien sûr il s’appuie sur le modèle d’une langue constituée, mais ce modèle, il ne le décalque pas, il le comprend dans ses finalités et ses mécanismes. …Dans cette quête, il devra être accompagné de médiateurs à la fois bienveillants et exigeants qui éclaireront son chemin, lui désigneront les voies sans issue, l’inciteront à repousser avec courage les limites confortables de la connivence et de la proximité…

Lorsque la parole et l’écriture ont perdu leur pouvoir de transformer pacifiquement le monde et les autres, d’autres moyens s’imposent pour imprimer sa marque : on altère, on meurtrit, on casse parce que l’on ne peut se résigner à ne laisser ici-bas aucune trace de son éphémère existence…

Le flux contrôlé des mots, la succession tranquille des phrases différent le passage à l’acte ; ils donnent une chance à deux intelligences d’en rester aux mots plutôt que d’en venir aux mains « à nos enfants, nous devons apprendre que la langue n’est pas faite pour parler seulement à ceux que l’on aime, mais qu’elle est faite surtout pour parler à ceux que l’on n’aime pas. C’est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d’exigence les vertus pacifiques du verbe que l’on peut espérer qu’ils en viennent aux mots plutôt qu’aux mains. » extraits de l’ouvrage Le Verbe contre la Barbarie Alain Bentolila, 2008 Odile Jacob Un livre militant qui nous exhorte, toutes et tous, à jouer notre rôle dans ce combat pour la transmission d’une langue commune.

Nous avions démarré le mois de novembre avec ces rubriques

Côté association Cogi’Act
– la mise en place concrète des laboratoires ; les membres actifs sont engagés dans des tâches différentes selon les labo. Nous ferons un premier point concernant leurs avancées en janvier lors de l’assemblée générale.
– Le laboratoire de fabrication des formations a élaboré la formation PAR2L (pathologie des activités de raisonnement logique et de langage : rééducation orthophonique) concoctée en juillet. Les dossiers de demande d’agrément sont envoyés au FIFPL !
– Le laboratoire de fabrication des journées exceptionnelles a élaboré plusieurs journées exceptionnelles à thème qui sont quasiment « en boîte »
Côté développement de l’enfant et de l’adolescent
Intéressant de consulter le rapport du 30 septembre 2015 de France stratégie
Ce rapport de la commission Enfance et adolescence, présidée par François de Singly, a été réalisé dans le cadre de France Stratégie et remis au président de la République. Il propose une stratégie pour atteindre le développement complet de chaque enfant et adolescent, en lien avec les autres.
Côté exposition aux écrans
1) A noter le spectacle de la compagnie Art’Monie : le chorégraphe Messaoud Azerou, par le biais du hip hop nous invite à réfléchir sur le poids des écrans dans notre vie. Messaoud accroche à son spectacle un temps d’échanges avec la salle modéré par lui et les collègues Elsa Job-Pigeard et Carole Vanhoutte de ‘joue, pense, parle’. Lydie Morel a pu y assister et participer aux réflexions ; Ce spectacle porte publiquement une alerte, il est à saluer, conforter, encourager. « L’objet de la création «Sans le Savoir» est de prendre de la distance avec cet équipement structurant de nos vies modernes pour interroger notre rapport à la télévision, pour mettre en perspective ses caractéristiques et pour susciter une réflexion sur ses effets au quotidien. »
2) un article est paru dans La Tribune, Le Monde abonnés septembre 2015.La
En savoir plus sur cliquez ici
L’observation majeure est que la tablette, comme tout écran, crée un phénomène d’emprise de l’enfant par la captation de son attention. Il se trouve alors coupé de ses expériences sensorielles, essentielles pour appréhender le monde qui l’entoure, coupé de la relation langagière, cruciale pour apprendre à parler et à penser par soi-même, amputé de la nécessaire mise à distance entre soi et les objets, utile au développement de l’imaginaire, de la capacité à être seul et de la conscience de soi.
Les signataires sont des professionnels de la petite enfance
3) un dossier est proposé dans le Journal des Psychologues de ce mois d’octobre : Réalité virtuelle et adolescence.
4) OH OH Près d’un enfant sur dix de moins de 2 ans s’endort avec des écouteurs…tiens tiens !!! En savoir plus
Côté TDAH: comme toujours le site belge yapaka alerte sur les dérèglements divers en santé…Yapaka est un programme de prévention de la maltraitance à l’initiative du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique mis en place en 2006.
Enfants hyperactifs ; les médicaments ne sont pas jamais LA solution ;
On sait aujourd’hui la souffrance des parents, de la famille quand un enfant ne répond pas de manière socialement adaptée, est remuant à l’école, perturbe la classe,… Certains veulent nous faire croire qu’une pilule miracle va «calmer» ces enfants qui bougent trop et se concentrent difficilement.
Ces produits ne sont pas anodins, ce sont des psychotropes, justifiés seulement de manière exceptionnelle et transitoire, en cas d’instabilité sévère et dans le cadre d’une prise en charge globale. Ces médicaments, non-curatifs en tant que tels, sont prescrits de façon massive et exagérée, sans réel recul de leurs effets à long terme sur le cerveau en formation des enfants.
Des livres sont téléchargeables depuis le site
Voir également la video de Patricia Baguet, pédopsychiatre
Elle note en mars 2015, en Belgique: La Rilatine, la cocaïne légale
C’était une sorte de calmant pour les enfants hyperactifs. C’est devenu un produit dopant pour le tout-venant. Dans certaines classes, un élève sur six est sous Rilatine, déclare le Dr Patricia Baguet, pédopsychiatre au service de santé mentale. « Les élèves passent subitement de 12/20 à 18/20, commente-t-elle. Il existe une course à la performance dans certaines écoles. Dans les conseils de classe, j’entends fréquemment les enseignants dire qu’ils suggéreraient bien aux parents de mettre leur enfant sous Rilatine.
Côté enseignement
1) en maternelle :Le nouveau programme sorti en mars 2015 doit être en application: plus de temps de jeu, moins de fiches, moins de sollicitations sur les lettres et les chiffres, plus d’objets en mains
Apprécions d’ores et déjà
L’école maternelle : un cycle unique, fondamental pour la réussite de tous
La loi de refondation de l’École crée un cycle unique pour l’école maternelle et souligne sa place fondamentale comme première étape pour garantir la réussite de tous les élèves au sein d’une école juste pour tous et exigeante pour chacun. Ce temps de scolarité, bien que non obligatoire, établit les fondements éducatifs et pédagogiques sur lesquels s’appuient et se développent les futurs apprentissages des élèves pour l’ensemble de leur scolarité. La mission principale de l’école maternelle est de donner envie aux enfants d’aller à l’école pour apprendre, affirmer et épanouir leur personnalité.
L’école maternelle :
• s’adapte aux jeunes enfants
• organise des modalités spécifiques d’apprentissage
• permet aux enfants d’apprendre ensemble et de vivre ensemble
Les cinq domaines d’apprentissage
Les enseignements sont organisés en cinq domaines d’apprentissage :
• Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
• Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique
• Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques
• Construire les premiers outils pour structurer sa pensée
• Explorer le monde
Cette organisation permet à l’enseignant d’identifier les apprentissages visés et de mettre en œuvre leurs interactions dans la classe. Chacun de ces cinq domaines est essentiel au développement de l’enfant et doit trouver sa place dans l’organisation du temps quotidien. Dans la mesure où toute situation pédagogique reste, du point de vue de l’enfant, une situation riche de multiples possibilités d’interprétations et d’actions, elle relève souvent pour l’enseignant de plusieurs domaines d’apprentissage. Le programme établit, pour chaque domaine d’apprentissage, une définition générale, énonce les objectifs visés et donne des indications pédagogiques de nature à fournir des repères pour organiser la progressivité des apprentissages.
2) la circulaire SEGPA parue au BO du 29/10/2015
La Segpa accueille des élèves présentant des difficultés scolaires graves et persistantes auxquelles n’ont pu remédier les actions de prévention, d’aide et de soutien. Ces élèves ne maîtrisent pas toutes les compétences et connaissances définies dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture attendues à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux, et présentent des lacunes importantes qui risquent d’obérer l’acquisition de celles prévues au cycle de consolidation.
La Segpa n’a pas vocation à accueillir des élèves au seul titre de troubles du comportement ou de difficultés directement liées à la compréhension de la langue française.
« Les élèves de SEGPA bénéficieront de la nouvelle organisation du collège. Par exemple, on trouvera en SEGPA comme ailleurs l’accompagnement personnalisé mis en place par la réforme du collège ou encore les enseignements pratiques interdisciplinaires… Ainsi.. la SEGPA est confortée. C’est un pas de plus vers l’école inclusive que nous appelions de nos vœux tout à l’heure, celle qui fait réussir tous les élèves ». Elle résume les enjeux de l’évolution qui est décidée pour les Segpa entre la volonté inclusive de la loi d’orientation et la décision de maintenir des segpa.
La Segpa a pour ambition l’acquisition des compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture pour les élèves qu’elle accompagne vers l’accès à une formation conduisant au minimum à une qualification de niveau V. Une organisation spécifique de la scolarisation des élèves du collège qui bénéficient de la Segpa est mise en place avec, à la fois, un enseignement au sein de la Segpa, des séquences d’apprentissage avec les élèves des autres classes et la mise en œuvre de projets communs entre les classes de Segpa et les classes de collège.

Ecrit le par lydie | Dans Actus


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